Comment et pourquoi éviter l’huile de palme ?

par consomouslim | Ecologie

Déc 17
huile de palme

Vous avez sûrement déjà entendu parler de l’ huile de palme, on la trouve par exemple dans une célèbre pâte à tartiner mais pas que ! Pourquoi cet article ? Tout d’abord, j’aimerai me et vous lancer un défi qui serait de bannir l’huile de palme de notre alimentation ou tout du moins de limiter un maximum sa consommation. Je vais donc essayer de vous expliquer pourquoi la production massive d’huile de palme est délétère pour notre chère planète.

Les dessous de l’huile de palme

L’huile de palme : quésaco ?

L’huile de palme est extraite par une pression à chaud de la pulpe des fruits du palmier à huile.

La production d’huile de palme est très importante en Indonésie, en Malaisie et aussi en Papouasie. Pour avoir été moi-même en Malaisie, j’ai vu de mes propres yeux de grandes forêts complètement rasées. Cela fait vraiment mal au cœur de voir autant de gâchis.

Où en trouve-t-on ?

On en trouve principalement dans l’alimentation et les cosmétiques.

Mais là où on en retrouve le plus c’est bel et bien dans les produits industriels type biscuits, pâte à tartiner, sauce toute faite, plats cuisinés, viennoiseries, frites, barres chocolatées etc.

Pourquoi consommer de l’huile de palme est mauvais pour la planète ?

Qui dit consommation massive dit production massive. L’huile de palme est produite à partir de palmiers. Il faut donc de nombreux palmiers pour assurer la production nécessaire sur le marché actuel. En effet comme nous venons de le dire, de nombreux produits industriels contiennent de l’huile de palme. Pour cela, des forêts tropicales sont rasées afin de laisser place à une culture intensive de palmiers. Ce processus de déforestation, si il ne cesse point pourra aboutir à l’extinction des orang-outangs par exemple qui vivent dans ces forêts. Ne vous méprenez pas, l’huile de palme BIO est également concernée. La déforestation massive a également des répercussions climatiques.

Notre planète comprend également les humains qui y habitent. Sachez qu’en plus des hectares de forêts tropicales rasés, ces exploitations de palmiers font travailler des enfants dans des conditions inadmissibles. Amnesty internationale a mis en garde contre le travail forcé dans ces exploitations en Indonésie. Je vous laisse aller lire le compte rendu de leur enquête.

Comment s’en passer ?

De manière générale, la plupart des produits industriels : gâteaux, pâte à tartiner, plats cuisinés, sauces toutes prêtes contiennent de l’huile de palme. Essayons petit à petit de nous en passer et de préparer nous-même tous ceci. Si vous êtes amenés à quand même acheter ce type de produits, lisez les étiquettes et bannissez ceux qui comportent de l’huile de palme. Attention parfois, il est juste mentionné « huile végétale », cela n’exclue pas qu’il ne s’agisse pas d’huile de palme. Privilégiez donc des produits à base d’autres huiles comme l’huile de colza, l’huile de coco, l’huile d’olive etc.

Pareil pour vos cosmétiques, décryptez bien les étiquettes et quand cela est possible fabriquez vous même vos soins. Ainsi on est garanti des ingrédients qu’on utilise.

Qui me suit dans ce défi d’essayer de bannir l’huile de palme de notre quotidien ?

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(1) comment

Séverine 6 janvier 2019

Attention, le boycott de l’huile de palme n’est pas si simple. En effet, il ne faut pas non plus utiliser l’huile de coco, qui non seulement est aussi exotique et donc menace aussi les forêts tropicales, mais de plus, le rendement est bien inférieur à celui de l’huile de palme. Par conséquent, il faut beaucoup plus de place pour produire la même quantité d’huile de coco que d’huile de palme…et donc couper encore plus de forêts. L’idéal c’est l’huile locale et le fait maison.
Je cite:
« Comme le rappelle le WWF dans son rapport, un hectare planté avec des palmiers à huile rapporte 3,3 tonnes. Sur la même surface, on cultive 0,7 tonne d’huile de coco, et 0,4 tonne d’huile de soja – des cultures qui poussent aussi sous les tropiques. Pour l’ONG, l’utilisation d’huile de tournesol produite en Europe, pour le biodiésel par exemple, serait déjà moins problématique au niveau de l’environnement – mais renchérirait les coûts de production »

Cordialement
Séverine Camuso

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