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Que faire en cas de morsure de tique ?

La maladie de Lyme encore appelée borréliose de Lyme est une maladie secondaire à une piqûre de tique porteuse d’une bactérie du genre Borrelia. Nous allons voir dans cet article les grandes lignes de la maladie de Lyme et surtout les principes de prévention à adopter lors d’une promenade dans les bois ou dans des zones à risque. Pour finir avec la conduite à tenir en cas de morsure de tique.

Que faire en cas de morsure de tique ?

Comment s’attrape la maladie de Lyme ?

La maladie de Lyme peut se contracter après piqûre d’une tique. Les périodes les plus à risque de piqûre s’étendent du début du printemps jusque la fin de l’automne, ce qui correspond aux périodes d’activité des tiques.

On peut se faire piquer tout simplement en se baladant dans la nature mais surtout dans les bois et les zones humides. L’ensemble de la France est concernée par ce risque à l’exception des zones montagneuses à plus de 1500m et des zones près de la Méditerranée. Cela peut également concerner certaines professions à risque et rentrer dans le cadre d’une maladie professionnelle : les bûcherons, les garde-forestiers, les éleveurs, les agriculteurs etc.

Comment fait-on le diagnostic ?

Le diagnostic est difficile. Classiquement la maladie évolue en 3 phases :

  • La phase primaire qui survient 3 à 30 jours après la piqûre et qui correspond à l’apparition de ce qu’on appelle un érythème migrant localisé au niveau du point de piqûre. Peut s’y associer une fièvre modérée, des ganglions, des douleurs articulaires ou encore des maux de tête.
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                                  Crédit photo : wikipédia

  • La phase secondaire qui survient des semaines voire des mois après la piqûre et qui est caractérisée par la survenue d’atteinte neurologique, cardiaque et articulaire. Il peut également avoir des éruptions cutanées ressemblant à l’érythème migrant.
  • La phase tertiaire qui survient des mois voire des années après la piqûre et qui se caractérise par des manifestations chroniques cutanées, neurologiques ou articulaires.

Chaque manifestation clinique va dépendre de l’espèce de la tique. Ainsi, une espèce va plutôt être à l’origine d’atteintes neurologiques, une autre des atteintes articulaires et une dernière des manifestations cutanées.

Le diagnostic se fait le plus fréquemment devant un contexte évocateur : notion de morsure de tique, activités en zone à risque et présence d’un érythème migrant etc.

Le diagnostic sérologique vient secondairement si tout cela ne nous suffit pas à faire un diagnostic certain. On ne réalise pas de sérologies si la personne ayant été piquée par une tique n’a aucun symptôme par exemple.

Comment évolue cette maladie ?

Si la piqûre est passée inaperçue et qu’il n’y a pas de traitement, l’évolution vers une phase secondaire ou tertiaire n’est pas systématique.

Après un traitement, le pronostic est bon.

En quoi consiste le traitement ?

Attention on ne traite pas toutes les personnes ayant eu une piqûre de tique. Seules les personnes ayant des manifestations cliniques sont traitées. Le traitement consiste à administrer des antibiotiques et de traiter chaque symptôme causé par la maladie.

Comment éviter la contamination ?

Il existe quelques conseils de base à connaître pour se prémunir des piqûres de tiques. Lors d’une balade en pleine nature :

  • Préférez porter des vêtements longs, de couleur claire, serrés aux chevilles et aux manches
  • Portez des chaussettes et des chaussures fermées
  • Portez un couvre-chef (chapeau, casquette, foulard etc.)
  • Appliquez des répulsifs cutanés sur les zones exposées ainsi que des répulsifs vestimentaires (c’est un moyen moyennement efficace donc ne comptez pas juste sur lui)
  • Au retour d’une promenade, inspectez chaque membre de la famille de la tête aux pieds à la recherche d’une tique. Soyez vigilant surtout au niveau des aisselles, des plis du genou, des plis inguinaux, du nombril, du cuir chevelu… Tous les plis en général
  • Évitez autant que possible les zones à risque

Que faire après une morsure de tique ?

Si vous n’êtes pas sur de bien vous y prendre, emmenez la personne piquée chez le médecin au plus vite pour que la tique puisse être retirée. En effet, plus celle-ci reste en contact avec le sujet plus il y a un risque.

Sinon, il est nécessaire de la retirer dès qu’on la repère. Elle se retire avec un tire tique que l’on peut se procurer en pharmacie. Il ne faut surtout rien appliquer sur la tique (alcool, antiseptique etc.) cela risque de la faire « vomir » et ainsi transmettre la bactérie responsable de la maladie de Lyme.

Il s’agit de retirer toute la tique corps et rostre compris en tournant le tire tique dans le sens anti horaire. Une fois retirée, on désinfecte localement.

Suite à cela, il convient de surveiller pendant trente jours. Si une rougeur venait à apparaître, il faudra consulter votre médecin pour une antibiothérapie.

Ce qu’il faut retenir est que l’érythème migrant est le premier signe de la maladie de Lyme à ceci s’ajoute le contexte très évocateur de promenade dans la nature. Il est donc important quand vous sortez vous promener de prendre toutes vos précautions.

Posted in La minute du doc.

One Comment

  1. Salam alaykoum, super article qui m.aurait bien servie ! Alors j insiste sur le fait de bien s inspecter partout et qu au stade premier du tique il est vraiment minuscule on peut facilement le confondre avec un grain de beauté et bien regarder partout pas forcement les plis moi j en ai eu 5 fois et jamais dans les pli ! un sur le front, 2 sur le dessus de la cuisse, un ur le mollet et un en plein milieu du ventre lol a ce stade ils sont trop petit pour etre enlève au tire tique mais ils sont pas tres bien accroché moi je l ai enlèvé avec l ongle il est partie direct tres facilement

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