Pendant le Ramadan, la charge mentale peut vite devenir écrasante, en particulier pour les femmes qui jonglent entre vie familiale, responsabilités quotidiennes, travail et aspirations spirituelles.
Dans cet épisode de Minute Santé, je vous propose de faire un pas de côté pour comprendre ce qu’est réellement la charge mentale pendant le Ramadan et surtout comment l’alléger concrètement afin de vivre ce mois béni avec plus de sérénité.
La charge mentale ne se limite pas aux tâches visibles : elle inclut aussi tout ce que l’on anticipe, planifie, organise et rumine en permanence. Lorsqu’elle n’est pas prise en compte, elle peut impacter la santé mentale, l’énergie et la qualité du vécu spirituel.
Dans cet épisode, je vous partage :
Une compréhension claire de la charge mentale, notamment chez les femmes pendant le Ramadan
Des solutions pratiques et applicables pour alléger le quotidien
L’importance de l’organisation et des routines simples, notamment autour des repas
Comment déléguer certaines tâches pour se recentrer sur l’essentiel
Une approche plus simple et réaliste du Ramadan, pour préserver son énergie
Une invitation à réfléchir à une organisation qui soutient la spiritualité, au lieu de l’alourdir
Cet épisode s’adresse à toutes celles qui souhaitent vivre un Ramadan plus équilibré, sans s’épuiser, en respectant leur santé mentale, émotionnelle et spirituelle.
Bonne écoute et si cet épisode résonne avec votre vécu, n’hésitez pas à le partager autour de vous.
Durée de l’épisode : 13 minutes
Date de publication : 15/02/2026
Dans cet épisode spécial Ramadan de Minute Santé, Nadia aborde un sujet central et souvent sous-estimé : la charge mentale, et plus précisément comment l’organisation peut devenir une alliée du Ramadan, et non une pression supplémentaire.
L’objectif n’est pas de « mieux faire » ni d’en faire plus, mais au contraire de simplifier, clarifier et alléger, afin de préserver son énergie physique, mentale et spirituelle.
Avant même que le Ramadan commence, la charge mentale augmente presque systématiquement. Pas forcément parce que l’on fait plus de choses, mais parce que l’on anticipe en permanence.
On pense :
aux repas, aux courses, aux menus
aux enfants, à leur fatigue, aux devoirs, aux couchers tardifs
au sommeil, au suhoor, au travail le lendemain
à la dimension spirituelle, aux objectifs, aux regrets des années précédentes
à la peur de ne pas être à la hauteur, de ne pas tout concilier
Tout cela s’installe dans un coin de la tête, souvent sans être formulé clairement.
La charge mentale, ce n’est pas ce que vous faites. C’est tout ce que vous portez en permanence dans votre tête.
Nadia utilise une image très parlante : un ordinateur avec 20 onglets ouverts en même temps.
travail
maison
enfants
santé
spiritualité
culpabilité
« il ne faut pas que j’oublie »
Même lorsque le corps est immobile, le mental continue de tourner. Or, pour le corps, fatigue mentale et fatigue physique = même combat.
Le cerveau ne distingue pas les deux.
Ce qui épuise le plus le cerveau :
ce n’est pas seulement la quantité de choses à faire
c’est surtout le flou autour de ces choses
Le cerveau aime :
le clair
le structuré
le décidé
Il déteste les :
« il faudrait que »
« je devrais »
« j’aimerais bien »
Ces pensées maintiennent le système nerveux en état d’alerte permanent, empêchant toute récupération.
Beaucoup de femmes culpabilisent :
« Pourtant je n’ai rien fait de spécial… »
Mais cette fatigue est bien réelle :
fatigue mentale
fatigue cognitive
due à une sursollicitation prolongée
Ignorée trop longtemps, le corps compense en puisant dans ses réserves… jusqu’au jour où il ne peut plus compenser.
Ce n’est pas un manque de foi. Ce n’est pas un échec personnel. C’est un signal.
Dans la deuxième partie de l’épisode, Nadia propose une approche simple et concrète : regarder son quotidien à travers trois zones.
Tout ce qui se répète quotidiennement sans cadre est une énorme source de fatigue mentale.
Exemples :
se demander chaque jour « qu’est-ce qu’on mange ce soir ? »
hésiter chaque soir sur l’organisation de la soirée
improviser les routines spirituelles
À chaque fois, le cerveau doit redécider.
décider à l’avance de 2 à 3 formats de repas simples
fixer une heure repère pour la fin de soirée
choisir une routine spirituelle réaliste et stable
L’objectif : retirer ces décisions répétitives de votre tête.
(Le guide du Ramadan Optimal et l’ebook Menus Ramadan 2026 sont pensés exactement dans cette logique de simplification.)
Les hésitations non tranchées restent ouvertes dans le cerveau. Or, une question ouverte consomme de l’énergie.
Exemples :
« Est-ce que je cuisine tous les soirs ? »
« Est-ce que je fais comme l’an dernier ? »
« Est-ce que je vais réussir à tout gérer ? »
se poser une fois
décider une fois
même de façon imparfaite
« Pour ce Ramadan, je fais comme ça. »
Décider :
que certains soirs seront volontairement très simples
que certaines habitudes seront mises entre parenthèses
d’inviter ou non, quand, comment
Pas besoin de détails, juste des décisions claires.
C’est souvent la zone la plus lourde émotionnellement.
Exemples :
tout assumer autour des repas
tout organiser sans demander d’aide
maintenir le même niveau d’exigence que le reste de l’année
Se poser une seule question : Qu’est-ce qui pourrait être allégé, délégué ou temporairement mis de côté ?
Parfois, un petit ajustement libère énormément d’espace mental.
L’invitation de cet épisode est claire :
arrêter de tout prévoir au centimètre près
simplifier ce qui peut l’être
prendre les grandes décisions en amont
Moins de questions pendant le mois. Plus d’énergie pour l’essentiel
C’est exactement la philosophie du Ramadan optimal :
pas un Ramadan idéal
mais un Ramadan adapté à votre réalité
Un cadre pour ne plus tout porter seule, surtout mentalement.
Alléger la charge mentale, ce n’est pas :
renoncer à ses objectifs
faire moins par défaut
C’est :
prioriser
simplifier
choisir consciemment où va votre énergie
Un seul élément simplifié suffit pour commencer.
À suivre : Dans le prochain épisode de Tips Santé, une action concrète et immédiate sera proposée pour prolonger ce travail d’allègement.