Durée de l’épisode : 9 minutes
Date de publication : 18/01/2026
Dans cet épisode de Minute Santé, Nadia nous invite à franchir une nouvelle étape dans la préparation au Ramadan. Après une première phase d’observation (fatigue, digestion, sommeil), il est temps d’aborder les fondations physiologiques qui permettent au corps de s’adapter au jeûne en douceur et sans violence.
Un message central se dégage : le jeûne n’est pas difficile parce que le corps n’en est pas capable, mais parce qu’il n’a pas toujours été préparé progressivement.
Pendant le Ramadan, plusieurs paramètres sont profondément modifiés :
les horaires des repas
le fonctionnement digestif
le niveau d’énergie
le sommeil et les cycles veille-sommeil
Dans des conditions normales, le corps humain sait s’adapter. La clé indispensable : la progressivité.
Si avant le Ramadan :
les rythmes sont déjà anarchiques
la digestion est saturée
la fatigue est omniprésente
alors l’adaptation devient forcément plus difficile.
Le corps fonctionne grâce à de nombreux rythmes :
digestifs
hormonaux
nerveux
veille-sommeil
rythmes des sécrétions
Quand ces rythmes sont instables avant le Ramadan, le corps doit gérer un double effort d’adaptation.
L’objectif n’est pas de tout changer brutalement, mais de :
repérer ce qui est instable
commencer à régulariser ce qui peut l’être
Exemples concrets :
des horaires de coucher et de lever plus réguliers
des repas moins tardifs
l’intégration de vraies pauses quotidiennes, même courtes
La digestion est au cœur de la santé et du niveau d’énergie :
elle permet l’assimilation des nutriments
elle peut soit consommer de l’énergie, soit au contraire en libérer
Un système digestif surchargé :
fatigue le corps
ralentit la récupération
rend le jeûne plus difficile à vivre
Si la digestion est déjà en difficulté avant le Ramadan, demander au corps de jeûner revient à lui imposer deux adaptations simultanées, ce qui explique l’apparition fréquente de :
lourdeurs digestives
reflux
ballonnements
fatigue après les repas
Préparer le terrain, c’est donc commencer dès maintenant à alléger le travail digestif.
Lorsque les réserves énergétiques sont basses, le corps passe en mode économie d’énergie, comme un téléphone en fin de batterie :
fatigue plus précoce
récupération difficile
baisse de l’efficacité globale
Commencer le Ramadan avec une batterie déjà entamée change complètement le vécu du jeûne.
L’objectif de la préparation : recharger ses batteries autant que possible avant l’entrée dans le mois de Ramadan, incha’Allah.
Contrairement aux idées reçues, se préparer au Ramadan ne signifie pas :
ajouter des routines
multiplier les injonctions
chercher la performance
Au contraire, Nadia propose de retirer ce qui épuise inutilement le corps, par exemple :
des rythmes trop instables
une surstimulation permanente (écrans, sollicitations constantes)
une digestion sollicitée sans pause
la pression mentale du “je dois absolument tout faire avant le jour J”
La préparation n’a pas besoin d’être spectaculaire. Elle repose sur des petits pas, répétés et cumulés dans le temps.
Chaque petit ajustement compte, même s’il semble insignifiant au début. Les résultats viennent avec la régularité et la persévérance, pas avec la précipitation.
C’est cette philosophie qui guide le Guide du Ramadan Optimal, conçu comme :
un cadre clair et adaptable
respectueux du corps, du quotidien et de la spiritualité
aligné avec la physiologie réelle et la vie familiale et professionnelle
Le guide est disponible en version papier et e-book en cliquant ici.
Le jeûne ne demande pas un corps parfait mais un corps préparé avec douceur, bienveillance et progressivité.
Préparer le terrain n’est pas un contrôle excessif, mais un cadeau fait à son corps pour lui offrir les meilleures conditions d’adaptation et de santé.
À retenir : Sortir d’une logique de performance pour entrer dans une logique d’accompagnement du corps, à son rythme.
Dans le prochain épisode de Tips Santé, une action simple et concrète sera proposée pour continuer à soulager le système digestif.