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endométriose
Fév 10

Endométriose : Quand la suspecter ?

par consomouslim | La minute du doc

L’endométriose fait beaucoup parler d’elle. C’est une des maladies gynécologiques chroniques les plus fréquentes. Nous allons voir dans cet article à quoi elle correspond et devant quels symptômes la suspecter.

Qu’est-ce que l’endométriose ?

L’endométriose se caractérise par la présence ectopique de tissu endométrial. C’est à dire que l’on trouve du tissu endométrial, là où il ne devrait normalement pas en avoir, en dehors de la cavité utérine.

Il peut s’agir de localisations superficielles ou profondes.

On peut ainsi en retrouver au niveau pelvien, c’est d’ailleurs la localisation la plus fréquente. Mais on peut également en retrouver au niveau du rectum et de la vessie et plus rarement au niveau du péricarde (tissu qui entoure le cœur), la plèvre (tissu qui entoure les poumons) ou encore le cerveau.

Voici en image, les sites possibles de l’endométriose :

endométriose

Crédit photo : wexnermedical.osu.edu

L’endométriose est une maladie :

  • Chronique
  • Évolutive
  • Inflammatoire
  • Hormonodépendante (oestrogenodépendante exactement)

Épidémiologie

L’endométriose touche 10 à 15 % de la population féminine. Elle touche plus fréquemment la femme en âge de procréer.

Elle est la première cause des dysménorrhées (règles douloureuses) et des douleurs pelviennes. Elle est cependant très tardivement diagnostiquée en règle générale de part la richesse de ses symptômes.

Comment peut se manifester une endométriose ?

Sa symptomatologie est très riche et très variée selon sa localisation mais aussi d’une femme à l’autre. C’est ce qui rend son diagnostic difficile.

Dans ses atteintes pelviennes, elle peut se manifester par :

  • Des douleurs pelviennes
  • Des règles douloureuses
  • Une dyspareunie (douleur lors des rapports sexuels)

Plus rarement, lorsqu’elle atteint le système digestif ou urinaire, elle peut se manifester par différents troubles rythmés par les règles tels que :

  • Troubles du transit
  • Douleurs abdominales chroniques
  • Faux besoins
  • Douleurs rectales
  • Rectorragies (saignement provenant du rectum)
  • Dysurie (difficulté pour uriner)
  • Infections urinaires à répétition
  • Brûlures mictionnelles
  • Hématurie (sang dans les urines) etc.

Comme vous le voyez, les symptômes ne sont pas spécifiques et peuvent concerner d’autres maladies. C’est ce qui fait que l’endométriose est sous diagnostiquée.

Quels sont les facteurs de risque de l’endométriose ?

  • Sexe féminin
  • Femme en âge de procréer
  • Âge des premières règles précoce, cycles courts et règles abondantes
  • Le nombre d’enfants. En effet le risque d’endométriose diminuerait avec le nombre d’enfants
  • Alcool
  • Repas riches en graisses saturées

Physiopathologie de l’endométriose

La physiopathologie de l’endométriose est encore mal connue et du domaine de la théorie. Il existe plusieurs théories qui se complètent et se contredisent à la fois. Ce qui est normal, car finalement il n’existe pas UNE endométriose mais DES endométrioses.

Mise à part ces théories, il existe différents facteurs qui favoriseraient le développement des lésions localement :

  • Facteurs inflammatoires
  • Hormonaux
  •  Oxydatifs
  •  Immunitaires
  •  Proangiogéniques (facteurs qui favorisent le développement de vaisseaux sanguins)
  •  Facteurs de croissance
  • Environnementaux (irradiation, dioxine, exposition in utero au Distilbène etc.)
  •  Génétiques

Comment fait-on le diagnostic quand l’endométriose est suspecté ?

  • Un examen clinique minutieux (spéculum, toucher vaginal, +/- toucher rectal si suspicion d’atteinte digestive)
  • Des examens complémentaires : échographie pelvienne par voie intravaginale en première intention. D’autres examens peuvent être demandés en fonction de la symptomatologie.

En quoi consiste le traitement actuellement ?

Le traitement est médico-chirurgical.

Le traitement médical n’est pas curatif, il ne fait que « suspendre » la maladie. Trois grandes classes de médicaments sont utilisés (AINS, progestatifs et agonistes de la GnRH.)

Le traitement chirurgical concerne les femmes symptomatiques résistantes au traitement médical. Il consiste à retirer les différentes lésions d’endométriose.

Comme vous pouvez le voir, l’endométriose est une maladie chronique, évolutive et handicapante pour celles qui en souffrent. C’est une maladie encore mal connue. On peut ainsi parler d’endométrioses au pluriel et non pas d’une seule forme d’endométriose, tellement ses formes sont riches et variées.

Pour aller plus loin, ils existent de nombreux sites internet pour vous informer sur l’endométriose tels que :

  • endométriose-info.ch
  • endometriose.forumactif.com
  • Ainsi que le site de l’association française de lutte contre l’endométriose : endofrance.org
psychosomatique
Déc 02

Mieux comprendre les manifestations psychosomatiques

par consomouslim | La minute du doc

Vous avez du sûrement entendre une fois votre médecin vous dire « C’est psychologique » en réponse à une plainte physique de votre part. Pour la plupart d’entre nous, nous n’aimons pas entendre cela. C’est comme si le médecin niait votre maladie. Or ce n’est pas le cas et c’est ce que nous allons essayer de comprendre dans cet article ce que l’on regroupe sous le terme de manifestations psychosomatiques. Je vous conseille également en fin d’article un livre sur le sujet et un exemplaire sera offert à l’un de vous. Donc restez bien jusqu’à la fin.

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épuisement professionnel
Oct 14

Qu’est-ce que le burn out ou syndrome d’épuisement professionnel ?

par consomouslim | La minute du doc

Au fil des années, le travail a évolué. Il y a eu une transformation et non des moindres de l’organisation du monde du travail aboutissant à l’émergence de nouveau maux dont l’épuisement professionnel. Le syndrome d’épuisement professionnel ou encore appelé burn out rentre dans la grande famille des risques psychosociaux. Il a fait l’objet de plusieurs définitions au fil des années et il n’existe pas de consensus en termes de définition. Nous verrons dans cet article les bases de l’épuisement professionnel afin d’essayer de l’expliquer et ses manifestations.

Le syndrome d’épuisement professionnel : 3 dimensions

Le burn out peut être défini comme un « épuisement physique, émotionnel et mental qui résulte d’un investissement prolongé dans des situations de travail exigeantes sur le plan émotionnel. » Même si l’on évoque souvent le syndrome d’épuisement professionnel par rapport au monde du travail « classique », n’oublions pas que le burn out maternel existe également. Être mère au foyer est un travail (mais beaucoup semblent l’oublier) alors que dire des femmes qui combinent leur rôle de maman et qui ont en plus une autre activité salariée.

Les travaux de Christina Maslach, psychologue sociale ont permis de mettre en évidence 3 grandes dimensions de l’épuisement professionnel :

  1. L’épuisement émotionnel
  2. Le cynisme ou dépersonnalisation avec déshumanisation des relations aux autres
  3. La diminution de l’accomplissement personnel au travail

L’épuisement émotionnel

L’épuisement professionnel se traduit par un épuisement émotionnel, psychique et physique. La personne se sent littéralement « vidée ».

Le cynisme

La seconde dimension est le cynisme vis-à-vis du travail. La personne devient négative, se détache, se désengage de son travail ou encore de ses collègues de travail. Il s’agit en quelque sorte d’une réaction d’auto-défense.

La diminution de l’accomplissement personnel au travail

La personne souffrant d’épuisement professionnel perd confiance en elle, se dévalorise.

En résumé, dans l’épuisement professionnel, tout s’épuise :

  • L’engagement professionnel
  • Les émotions
  • L’adéquation entre l’état de santé de l’épuisé et son poste de travail

Les symptômes du burn out ou épuisement professionnel

Le burn out est de diagnostic difficile. Une personne épuisée ne va pas s’en apercevoir (dans la majorité des cas jusqu’à ce que cela soit trop tard), c’est son entourage qui va s’en rendre compte en premier lieu. Elle va même avoir tendance à nier son état. C’est pour ça que quand je reçois un patient qui me dit « Docteur, je fais un burn out », je sais déjà à 99% que mon diagnostic final ne sera pas un burn out !

Personnalités à risque

Un type de personnalité est plus à risque de développer un burn out. Ce sont plutôt les personnes meneuses, surinvesties, qui se donne perpétuellement des défis, les perfectionnistes, les personnes à tendance hyperactive ou encore qui ont des difficultés à gérer leur stress. Ce sont des altruistes. Toutes les professions peuvent amener à un burn out mais il y a des professions particulièrement à risque comme tous les métiers de soignants, d’aide à la personne etc. Les personnes ayant des antécédents de dépression sont également plus à risque.

Un certain nombre de caractéristiques jouent un rôle dans la genèse du burn out comme :

  • L’instabilité émotionnelle
  • Les personnes consciencieuses
  • La grande importance qu’a le travail dans la vie de la personne

5 grands symptômes

1) Les manifestations émotionnelles

Elles peuvent être :

  • Des angoisses, de l’anxiété
  • Un sentiment de perte de contrôle
  • Des tensions nerveuses
  • Une humeur dépressive
  • De la tristesse, du pessimisme
  • Une démotivation
  • Une irritabilité
  • Une hypersensibilité
  • Ou encore une absence d’émotions (apathie), une froideur inhabituelle

2) Les manifestations physiques

Elles sont assez fréquentes et elles sont à type de :

  • Troubles du sommeil : difficultés d’endormissement, réveils nocturnes, cauchemars etc.
  • Une fatigue chronique
  • Des douleurs musculaires concentrées au niveau du dos et de la nuque ou d’autres troubles musculo-squelettiques
  • Variation du poids
  • Maux de tête
  • Nausées ou encore vomissements parfois

3) Les manifestations cognitives

Le burn out a également des conséquences sur les capacités intellectuelles de l’épuisé et peut entraîner par exemple :

  • Des difficultés de concentration
  • Des difficultés à faire plusieurs tâches à la fois
  • Des difficultés à prendre des décisions
  • Des oublis, des troubles de la mémoire

4)  Les manifestations comportementales

Celles-ci peuvent être :

  • Un repli sur soi
  • Un isolement
  • De l’hétéroagressivité
  • Un désintérêt envers les autres. Ces personnes qui sont d’habitude très empathique arrivent à un point où elles en deviennent presque insensibles aux problèmes des autres.
  • Des conduites addictives : tabac, cannabis, alcool, tranquillisants etc.

5) Les manifestations motivationnelles

  • Baisse de motivation
  • Désengagement progressif par rapport au travail
  • Dévalorisation de soi

Les diagnostics différentiels

Attention, plusieurs maladies psychologiques peuvent être prises pour un burn out à tort. Nous aborderons deux principaux diagnostics différentiels : la dépression et le workaholisme ou l’addiction au travail.

Ce qui permet de distinguer dépression et burn out est que le burn out s’exprime en premier lieu dans la sphère professionnelle et pourra secondairement avoir des conséquences sur les autres sphères s’il n’est pas diagnostiqué et soigné à temps. La dépression, elle, s’exprime dans toutes les sphères et nécessite donc une prise en charge plus globale. La distinction n’est pas toujours aisée d’autant plus qu’un burn out peut se compliquer d’une dépression.

La personne dépendante au travail se surinvestit également sauf qu’il ne s’agit pas d’une demande de la hiérarchie. Ce sont eux-mêmes qui s’infligent ces heures supplémentaires et qui font toujours plus que ce qu’on leur demande. Les causes sont différentes mais peuvent aboutir à la même conséquence : l’épuisement.

Les causes du burn out ou épuisement professionnel

Il y a les facteurs liés au travail d’une part et les facteurs liés à l’individu que nous avons vu précédemment d’autre part. Les différents facteurs de risque de burn out liés au travail sont les suivants :

Les exigences au travail

Elles se traduisent par des délais ou des objectifs irréalistes ou encore flous, une surcharge de travail, des heures supplémentaires trop importantes, des interruptions de tâches fréquentes etc.

Les exigences émotionnelles

Certaines professions sont plus à risque comme les professionnels de la santé. Certaines situations sont plus éprouvantes émotionnellement comme le contact difficile avec le public pouvant entraîner parfois des violences verbales ou encore physiques ou encore le fait de devoir montrer des émotions en contradiction avec ce qu’on ressent réellement.

Le manque d’autonomie et de marges de manoeuvre

Le manque d’autonomie, des délais non raisonnables ou encore des contraintes de temps sont d’autant de facteurs de risque.

La mauvaise qualité des relations de travail

Comme l’existence de violences entre collègues ou encore entre salariés et hiérarchie. Mais cela peut également être un manque d’encadrement, des consignes floues, le manque de solidarité entre collègues, le manque de reconnaissance du travail etc.

Les conflits de valeur et la qualité empêchée

Pour les conflits de valeur, l’exemple du banquier en est un bon. Admettons qu’un banquier ait des objectifs chiffrés. Il doit écouler tant de contrats de crédits par mois. Pour y arriver, il devra en proposer presque à tous ses clients y compris ceux qui n’en ont pas besoin et même à des clients à qui ça pourrait être délétère (risque d’endettement etc.). Les gens sans scrupule y arriveront mais chez un banquier pour qui ça rentre en conflit avec ses valeurs, il se retrouve dans une véritable impasse.

Il y a aussi le fait d’avoir l’impression d’être inutile au travail, de ne pas trouver de sens à son travail.

L’insécurité de l’emploi

Parfois des salariés restent en poste malgré une souffrance de par la situation socio-économique actuelle. Ils ont peur de perdre leur emploi. Ceci constitue un facteur de risque de burn out à part entière également.

La prise en charge du burn out ou épuisement professionnel

Le meilleur traitement est le traitement préventif. Comme le dit l’adage, mieux vaut prévenir que guérir. La prévention du burn out passe par l’action sur les facteurs de risque pré-cités et également par le dépistage des situations à risque.

Il s’agit d’un côté de prévenir de façon collective les situations à risque par les entreprises, les managers, de veiller à une bonne organisation du travail etc. Et de l’autre côté, de faire de la prévention individuelle en permettant à chaque personne de mieux gérer son stress, d’augmenter sa résistance au stress et sa capacité de recul, d’apprendre aux personnes à risque à délimiter sphère professionnelle et sphère privée, leur apprendre à s’arrêter et d’avoir un temps pour tout.

Une fois la maladie installée, la prise en charge comporte 4 axes principaux :

  1. Le repos et donc l’arrêt de travail
  2. La reconstruction émotionnelle et de l’estime de soi via une psychothérapie
  3. La réflexion et le retour de l’envie de travailler
  4. La possibilité de retour au travail qui se prépare collectivement

Vous l’aurez compris la prévention prime en matière de burn out. Une fois-là, le traitement est plurifactoriel et complexe à la fois sur l’environnement professionnel et sur le malade.

Ouvrage sur le sujet :

tique
Juil 01

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par consomouslim | La minute du doc

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