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vacances
Juil 21

Vacances : Profiter de l’été sans danger

par consomouslim | La minute du doc

Comment profiter de l’été et des vacances sans danger ? Quelles règles imposer aux enfants et aux adultes afin d’équilibrer plaisir et santé pendant les vacances  L’été comme toute saison a son lot de risques comme les coups de soleil, la déshydratation, les intoxications alimentaires, la noyade etc.

Profiter de ses vacances sans danger

Vacances et soleil

Un des premiers risque de l’été est le soleil. Il convient de protéger vos enfants afin de les prémunir des coups de soleil et de l’insolation. Pour profiter de votre été, quelques règles de base suffisent :

  • Eviter les expositions entre 12h et 16h où les rayons solaires sont les plus nocifs.
  • Veiller à couvrir les plus petits avec des vêtements amples en coton de couleur blanche de préférence, de ne pas les exposer directement au soleil, préférer les mettre sous un parasol ou un endroit ombragé.
  • Mettre des lunettes de soleil aux enfants. Attention à ne pas choisir n’importe quelle paire de lunettes de soleil. Choisissez des lunettes avec le marquage CE qui filtrent les ultraviolets.
  • Couvrez la tête des plus petits à l’aide d’un chapeau.
  • En plus de toutes ces précautions, veillez à étaler sur tous leur corps, de la crème solaire ayant un indice de protection de minimum 30 environ 30 minutes avant l’exposition solaire. Reproduire cette mesure toutes les 2 heures ou après chaque baignade. De plus, veillez à ce que l’exposition au soleil soit progressive.
  • Hydrater régulièrement votre enfant afin d’éviter les coups de chaleur et de compenser les pertes d’eau par sudation.

Si malgré tout cela, vous n’avez pas pu éviter le fameux coup de soleil, veillez à garder votre enfant à l’ombre, à l’hydrater localement et par la bouche. 

Savoir reconnaître les signes de coup de chaleur : Transpiration, pâleur, maux de tête, vertiges, nausées etc. Au moindre doute, n’hésitez pas à consulter.

Vacances et baignade

Le risque de noyade est également un des grands risques de l’été. Que ce soit en mer ou en piscine, un certain de nombre de précautions sont à prendre pour éviter tout drame.

  • Une des premières précautions à prendre et qui peut paraître évidente est de surveiller et de ne surtout pas quitter des yeux vos enfants lorsqu’ils jouent près de l’eau ou qu’ils se baignent. Lorsqu’ils sont trop jeunes, baignez-vous avec eux.
  • Pour les enfants qui ne savent pas nager, équipez-les de bouées brassards. Comme les lunettes de soleil, il convient de ne pas acheter n’importe quoi. On ne fait pas d’économie lorsqu’il s’agit de sécurité.
  • Pour les piscines, privilégiez les lieux de villégiatures avec des piscines sécurisées (barrières etc.) et veillez à bien refermer ces dispositifs en fin de chaque baignade.
  • Attention toute baignade en eau stagnante est à proscrire car est à risque infectieux. (bilharziose)
  • Attention à l’hydrocution encore trop mal connue et donc trop mal prévenue. Pour éviter cela, il suffit d’entrer progressivement dans l’eau en mouillant nuque, avant-bras etc. pour éviter tout changement de température brutal.

Vacances et maladies

Ils arrivent pendant les vacances de développer des symptômes venant gâcher les vacances comme la fameuse turista, des douleurs abdominales, de la fièvre etc.

Il convient donc avant chaque voyage de consulter votre médecin traitant afin qu’il puisse en fonction de votre destination vous donner les conseils nécessaires et vous faire une prescription de médicaments de « première nécessité » (anti diarrhéiques, antipyrétiques, antalgiques etc.)

Pour certaines zones, il convient également de consulter votre médecin afin de vous renseigner sur le risque de paludisme etc.

Exemple de trousse de sécurité à emporter en voyage, en sachant que celle-ci est seulement indicative et que la trousse doit s’adapter en fonction du voyage, du pays de destination, de l’âge des enfants etc. :

Répulsifs contre les moustiques

Paracétamol

Anti diarrhéique, antiémétique (contre les vomissements)

Antiseptiques et pansements

Sérum physiologique en mono dose

Solution hydro alcoolique

Crème solaire, crème hydratante (ou gel aloe vera) pour les coups de soleil

Thermomètre

Vacances et alimentation

Les mêmes règles d’hygiène du quotidien sont à appliquer en voyage en faisant encore plus attention :

  • Cela peut paraître évident mais lavez-vous bien les mains avant chaque repas et après chaque passage aux toilettes. Si vous êtes dans un pays où l’eau n’est pas courante, pensez à emmener une solution hydro alcoolique dans vos bagages.
  • Evitez tous les aliments crus (fruits, crudités,), les fruits de mer, toutes les viandes mal cuites, les glaces, la mayonnaise, l’eau du robinet, le lait, les glaçons etc.
  • Au contraire, toujours boire de l’eau en bouteille (pensez à vérifier que l’emballage est bien fermé), privilégiez les aliments cuits et chauds.
  • Lors de vos barbecues, évitez de « cramer » vos viandes, la consommation de viandes trop cuites est dangereuse car contient des substances cancérogènes. A l’opposé, la viande crue ou mal cuite est à proscrire. D’ailleurs, veillez bien à ce que les ustensiles ayant été en contact avec la viande crue ne le soient pas avec la viande cuite afin d’éviter toute contamination bactérienne. Évitez la cuisson directe sur les flammes, ce mode de cuisson est dangereux pour votre santé.
  • Lors de vos pique-niques, attention à la conservation des aliments emportés. Evitez donc tous produits laitiers, mayonnaise susceptibles de tourner. Conservez vos produits périssables dans une glacière.

Comment traiter la diarrhée ? Il arrive parfois que malgré toutes ces précautions, nous attrapons quand même la turista. Pas de panique, dans ces cas-là, veillez à bien vous hydrater et à prendre un anti diarrhéique que votre médecin vous aura prescrit avant votre départ. Puis privilégiez les aliments tels que le riz, la carotte cuite, les pâtes pendant quelques jours. Attention, cependant si la diarrhée est sanglante et /ou accompagnée de fièvre, il convient de consulter.

Pour en savoir plus sur le sujet :

syndrome prémenstruel
Mai 26

Syndrome prémenstruel : quand le suspecter ?

par consomouslim | La minute du doc

Le syndrome prémenstruel est un syndrome très fréquent mais souvent méconnue par les femmes. Une femme sur trois souffrirait de ce syndrome. A quoi correspond-il ? C’est ce que nous allons voir dans cet article.

Le syndrome prémenstruel

Qu’est-ce que le syndrome prémenstruel (SPM) ?

Le syndrome prémenstruel se caractérise par un ensemble de symptômes cycliques, c’est-à-dire qui se répètent à chaque cycle menstruel. Ces symptômes apparaissent avant la survenue des règles, généralement 6 à 7 jours avant. Ils disparaissent au début des règles ou pendant celles-ci.

Comment peut se manifester un syndrome prémenstruel ?

Les symptômes le caractérisant sont variés et peuvent toucher tous les appareils. Plus de 150 symptômes ont été attribués au SPM, rien que ça ! Voici des exemples de symptômes pouvant survenir lors d’un SPM (liste non exhaustive) :

  • Des douleurs des seins (mastodynie)
  • ballonnement abdominal
  • douleurs pelviennes
  • œdèmes, jambes lourdes
  • hémorroïdes
  • maux de tête
  • constipation ou parfois le contraire chez certaines femmes ayant plutôt la diarrhée
  • nausées
  • des symptômes psychologiques à type d’irritabilité, d’hypersensibilité avec des épisodes de pleurs fréquents, agressivité, anxiété, des troubles du sommeil etc.
  • prise de poids avec parfois compulsion alimentaire avec une envie particulière de sucre et dégoût de certains aliments
  • douleurs articulaires
  • fatigue physique et intellectuelle
  • problèmes dermatologiques à type d’acné, d’eczéma etc.

Physiopathologie du SPM

La physiopathologie du SPM reste encore mal connue et reste du domaine hypothétique.  Plusieurs hypothèses qui se complètent peuvent expliquer le SPM :

  • déséquilibre hormonal oestrogènes/progestatifs pendant la phase lutéale (= deuxième phase du cycle menstruel, la première est la phase folliculaire)
  • une perméabilité des tissus plus importante pendant cette période qui expliquerait la survenue des oedèmes généralisés
  • une fluctuation du taux de sérotonine dans le cerveau qui pourrait expliquer les symptômes psychologiques
  • des facteurs nutritionnels : une carence en vitamine B6 et plus généralement les vitamines du groupe B, en vitamine C, en zinc, en magnésium ou encore en sélénium favorise le SPM
  • l’hypoglycémie favorise également le SPM
  • mais aussi tous les produits chimiques auxquels on est exposé par le biais des cosmétiques, de l’alimentation comme les pesticides, les additifs etc. Encore une raison de privilégier une alimentation BIO et d’acheter des cosmétiques et produits ménagers les plus clean possibles.
  • il y aurait également une part de psychosomatique

Comment fait-on le diagnostic quand le syndrome prémenstruel est suspecté ?

Le diagnostic se fait sur l’interrogatoire de la patiente et son examen clinique. Aucun examen complémentaire n’est nécessaire pour confirmer ce syndrome sauf si on suspecte un autre diagnostic et qu’on souhaite l’éliminer.

En quoi consiste le traitement actuellement ?

Il s’agit principalement d’un traitement symptomatique c’est-à-dire qu’on traite la personne symptôme par symptôme. Les différents types de traitement ont pour but soit de traiter la douleur, le déséquilibre hormonal, la rétention d’eau ou encore les symptômes psychologiques

Parfois, une prise en charge psychologique est conseillée lorsqu’on retrouve un facteur psychologique déclenchant dans l’anamnèse.

Et bien entendu, des règles hygiéno-diététiques sont à respecter comme :

  • Limiter les excitants comme le café, le thé ou encore arrêt du tabac chez les patientes fumeuses
  • Eviter les aliments à index glycémique élevé et les graisses saturées
  • Limiter ses apports hydrosodés : il faut boire beaucoup mais éviter les aliments contenant du sel
  • privilégier une alimentation riche en oméga 3, en zinc, en sélénium, en magnésium, en vitamines du groupe B et vitamine C mais aussi vitamine A et E.
  • avoir une activité physique régulière, cela agit beaucoup sur les symptômes d’ordre psychologique et permet notamment de mieux gérer son stress
  • massage pour les femmes atteintes de rétention d’eau afin d’améliorer la circulation

Les solutions naturelles du SPM

Voilà les grandes lignes des remèdes naturels contre le SPM :

    • gestion du stress par des techniques de relaxation ou encore via la sophrologie
    • des exercices de respiration
    • l’acupuncture
    • la réflexologie
    • l’homéopathie
    • l’ostéopathie
    • la phytothérapie :
      • gattilier, alchémille, actée à grappes noires, achillée millefeuille, igname sauvage qui sont des plantes hormones like
      • chardon marie, artichaut, chrysantellum americanum, pissenlit, ortie pour stimuler le foie et favoriser l’élimination
      • des plantes pour se détendre comme la mélisse, le millepertuis etc
      • Référez vous aux bons conseils d’un phytothérapeute ou herboriste pour les utiliser de façon optimale
    • l’aromathérapie :
      • l’huile essentielle d’estragon contre les crampes abdominales ou encore l’huile essentielle de basilic qui a des vertus antispasmodiques
      • l’huile essentielle de menthe poivrée contre les nausées et vomissements ou migraines
      • et bien d’autres encore, ici aussi n’hésitez pas à demander les conseils d’un aromathérapeute ou du pharmacien
    • des compléments alimentaires
      • prenez conseil chez un médecin qui a l’habitude d’en prescrire ou bien un naturopathe

Comme vous pouvez le voir, le syndrome prémenstruel est un syndrome riche de symptômes, ce qui rend sa prise en charge compliqué. Chez certaines femmes, ce syndrome est très handicapant, c’est pourquoi il est urgent de trouver des solutions afin de les soulager à chaque cycle.

Si vous êtes intéressés par ce sujet, je vous conseille les lectures suivantes pour approfondir (question de transparence : tous les liens du site vers des livres sont des liens affiliés c’est-à-dire que si vous achetez le livre via mon lien, je touche une minuscule commission, bien entendu cela ne change en rien mon avis, je ne conseille que des livres que j’ai préalablement acheté et lu) :

1 ) Le livre du Dr Bérengère Arnal :

 

 

 

 

 

 

2) Le livre de Karine Ravier-Wrobel

3) Le livre de Lise Manson

syndrome d'intolérance aux odeurs
Mar 31

Le syndrome d’intolérance aux odeurs chimiques

par consomouslim | La minute du doc

Le syndrome d’intolérance aux odeurs est un syndrome peu connu et difficile à diagnostiquer en pratique courante. Les causes de ce syndrome ne sont de l’ordre que de l’hypothèse, ce qui en fait un syndrome difficile à traiter. Nous allons voir dans cet article en quoi il consiste.

Syndrome d’intolérance aux odeurs chimiques

Qu’est-ce que le syndrome d’intolérance aux odeurs ?

Il est composé d’un ensemble de symptômes peu spécifiques, chroniques, pouvant toucher plusieurs appareils et qui se répètent lors d’exposition aux odeurs chimiques et ceci à des concentrations très faibles qui ne gênent pas la majorité des gens. Ceci peut survenir avec différentes substances.

Typiquement, il y a deux formes d’apparition du syndrome :

  • Une apparition plutôt brutale suite à un évènement déclenchant qu’on arrive le plus souvent à déceler à l’interrogatoire type : changement de locaux au travail, travaux de peintures, changement des revêtements de sol etc.
  • Une apparition plutôt progressive où la date de début du syndrome et les causes déclenchantes sont plus difficile à déterminer.

Généralement, la personne souffrant du syndrome d’intolérance aux odeurs chimiques peut présenter divers symptômes tels que : (liste non exhaustive)

  • Picotements ou même brûlures au niveau de la gorge et/ou du nez et/ou des yeux
  • Essoufflement
  • Sensation d’étouffer
  • Toux
  • Vertiges
  • Fourmillements au niveau de la langue ou encore du visage
  • Difficultés de concentration
  • Maux de tête
  • Nausées
  • Malaise
  • Fatigue

Comme vous pouvez le voir, les symptômes sont riches et peu spécifiques, ce qui rend le diagnostic difficile. Les personnes atteintes ont en moyenne au moins 4 symptômes différents parfois plus.

Comment confirmer le diagnostic ?

Ce sont des faisceaux d’arguments qui nous permettent de conclure à un syndrome d’intolérance aux odeurs chimiques :

  • Ce sont des personnes généralement gênées par les odeurs type essence, peintures, vernis à ongles, tabac, désodorisants, insecticides, parfums etc.
  • Si on va plus loin dans l’interrogatoire, on peut trouver des conduites d’éviction. Ce sont des personnes qui n’utilisent aucun produit parfumé que ce soit des produits d’hygiène ou d’entretien.
  • Antécédents de malaises vagaux à répétition sans cause retrouvée
  • Antécédents d’angoisse et/ou de phobies
  • L’examen clinique ainsi que les examens complémentaires réalisés dans le doute d’un autre diagnostic reviennent tous normaux

Quel est le retentissement de ce syndrome ?

Ce syndrome peut s’avérer très handicapant selon sa sévérité chez certaines personnes. Il y a à la fois un retentissement social et professionnel. Des exemples tout simple de vie quotidienne pouvant se révéler insupportable pour les personnes atteintes de ce syndrome : Vivre ou travailler avec des personnes qui se parfument, travailler dans des locaux neufs, fraîchement peints etc.

Je me rappelle une patiente vendeuse qui m’avait dit avoir démissionné car ne supportait plus les odeurs des chaussures. Elle travaillait dans un magasin de chaussures, sentir cette odeur toute la journée occasionnait chez elle des maux de tête insupportables ainsi que des nausées pouvant aller jusqu’aux vomissements.

Quelles sont les causes de ce syndrome ?

Elles relèvent de l’hypothétique. Certains affirment que ce syndrome pourrait être une somatisation d’un trouble psychologique. Ce syndrome toucherait préférentiellement les personnes de nature anxieuse.

D’autres évoquent une hypersensibilité du système immunitaire.

Cela pourrait être dû à un conditionnement de la personne, qui a eu des symptômes lors d’une exposition aiguë à une substance chimique et qui ensuite reproduit ces symptômes à la moindre exposition aussi minime soit-elle de n’importe quelle substance chimique.

Des causes neurobiologiques ont été également avancées.

Diagnostic différentiel

Attention à ne pas confondre ce syndrome avec :

  • Un asthme
  • Un syndrome des bâtiments malsains
  • Des angoisses
  • Une intoxication

Comment est-il traité ?

Vous l’aurez compris, comme il s’agit d’un syndrome peu connu, il n’y pas de véritable traitement. Les grandes lignes vont consister :

  • À expliquer au patient qu’il ne s’agit ni d’une allergie, ni d’une intoxication mais qu’il est réellement malade. ll ne faut pas prendre ses symptômes à la légère
  • À mettre en garde contre certaines arnaques type « produits détoxiquants » vendus sur le net très cher
  • À proposer une prise en charge psychologique de façon précoce pour éviter les retentissements psychologiques de ce syndrome.

Si vous êtes atteints de ce syndrome et que vous êtes gêné au niveau professionnel, pensez  à en parler avec votre médecin du travail qui pourra s’il est possible de le faire, envisager un aménagement de poste.

Sachez également qu’il existe un site internet d’une association de malades SOS MCS.

Comment ce syndrome évolue-t-il ?

Malheureusement, généralement soit il empire, soit il se stabilise mais ça va très rarement dans l’autre sens. Généralement, les personnes atteintes apprennent à vivre avec en supprimant tous les produits susceptibles d’occasionner des troubles chez elles.

Ce syndrome d’intolérance aux produits chimiques peut s’avérer très handicapant socialement et surtout professionnellement de par la multitude des situations qu’il peut englober. Pour le moment, l’éviction et la prise en charge psychologique paraissent la seule solution.

endométriose
Fév 10

Endométriose : Quand la suspecter ?

par consomouslim | La minute du doc

L’endométriose fait beaucoup parler d’elle. C’est une des maladies gynécologiques chroniques les plus fréquentes. Nous allons voir dans cet article à quoi elle correspond et devant quels symptômes la suspecter.

Qu’est-ce que l’endométriose ?

L’endométriose se caractérise par la présence ectopique de tissu endométrial. C’est à dire que l’on trouve du tissu endométrial, là où il ne devrait normalement pas en avoir, en dehors de la cavité utérine.

Il peut s’agir de localisations superficielles ou profondes.

On peut ainsi en retrouver au niveau pelvien, c’est d’ailleurs la localisation la plus fréquente. Mais on peut également en retrouver au niveau du rectum et de la vessie et plus rarement au niveau du péricarde (tissu qui entoure le cœur), la plèvre (tissu qui entoure les poumons) ou encore le cerveau.

Voici en image, les sites possibles de l’endométriose :

endométriose

Crédit photo : wexnermedical.osu.edu

L’endométriose est une maladie :

  • Chronique
  • Évolutive
  • Inflammatoire
  • Hormonodépendante (oestrogenodépendante exactement)

Épidémiologie

L’endométriose touche 10 à 15 % de la population féminine. Elle touche plus fréquemment la femme en âge de procréer.

Elle est la première cause des dysménorrhées (règles douloureuses) et des douleurs pelviennes. Elle est cependant très tardivement diagnostiquée en règle générale de part la richesse de ses symptômes.

Comment peut se manifester une endométriose ?

Sa symptomatologie est très riche et très variée selon sa localisation mais aussi d’une femme à l’autre. C’est ce qui rend son diagnostic difficile.

Dans ses atteintes pelviennes, elle peut se manifester par :

  • Des douleurs pelviennes
  • Des règles douloureuses
  • Une dyspareunie (douleur lors des rapports sexuels)

Plus rarement, lorsqu’elle atteint le système digestif ou urinaire, elle peut se manifester par différents troubles rythmés par les règles tels que :

  • Troubles du transit
  • Douleurs abdominales chroniques
  • Faux besoins
  • Douleurs rectales
  • Rectorragies (saignement provenant du rectum)
  • Dysurie (difficulté pour uriner)
  • Infections urinaires à répétition
  • Brûlures mictionnelles
  • Hématurie (sang dans les urines) etc.

Comme vous le voyez, les symptômes ne sont pas spécifiques et peuvent concerner d’autres maladies. C’est ce qui fait que l’endométriose est sous diagnostiquée.

Quels sont les facteurs de risque de l’endométriose ?

  • Sexe féminin
  • Femme en âge de procréer
  • Âge des premières règles précoce, cycles courts et règles abondantes
  • Le nombre d’enfants. En effet le risque d’endométriose diminuerait avec le nombre d’enfants
  • Alcool
  • Repas riches en graisses saturées

Physiopathologie de l’endométriose

La physiopathologie de l’endométriose est encore mal connue et du domaine de la théorie. Il existe plusieurs théories qui se complètent et se contredisent à la fois. Ce qui est normal, car finalement il n’existe pas UNE endométriose mais DES endométrioses.

Mise à part ces théories, il existe différents facteurs qui favoriseraient le développement des lésions localement :

  • Facteurs inflammatoires
  • Hormonaux
  •  Oxydatifs
  •  Immunitaires
  •  Proangiogéniques (facteurs qui favorisent le développement de vaisseaux sanguins)
  •  Facteurs de croissance
  • Environnementaux (irradiation, dioxine, exposition in utero au Distilbène etc.)
  •  Génétiques

Comment fait-on le diagnostic quand l’endométriose est suspecté ?

  • Un examen clinique minutieux (spéculum, toucher vaginal, +/- toucher rectal si suspicion d’atteinte digestive)
  • Des examens complémentaires : échographie pelvienne par voie intravaginale en première intention. D’autres examens peuvent être demandés en fonction de la symptomatologie.

En quoi consiste le traitement actuellement ?

Le traitement est médico-chirurgical.

Le traitement médical n’est pas curatif, il ne fait que « suspendre » la maladie. Trois grandes classes de médicaments sont utilisés (AINS, progestatifs et agonistes de la GnRH.)

Le traitement chirurgical concerne les femmes symptomatiques résistantes au traitement médical. Il consiste à retirer les différentes lésions d’endométriose.

Comme vous pouvez le voir, l’endométriose est une maladie chronique, évolutive et handicapante pour celles qui en souffrent. C’est une maladie encore mal connue. On peut ainsi parler d’endométrioses au pluriel et non pas d’une seule forme d’endométriose, tellement ses formes sont riches et variées.

Pour aller plus loin, ils existent de nombreux sites internet pour vous informer sur l’endométriose tels que :

  • endométriose-info.ch
  • endometriose.forumactif.com
  • Ainsi que le site de l’association française de lutte contre l’endométriose : endofrance.org
psychosomatique
Déc 02

Mieux comprendre les manifestations psychosomatiques

par consomouslim | La minute du doc

Vous avez du sûrement entendre une fois votre médecin vous dire « C’est psychologique » en réponse à une plainte physique de votre part. Pour la plupart d’entre nous, nous n’aimons pas entendre cela. C’est comme si le médecin niait votre maladie. Or ce n’est pas le cas et c’est ce que nous allons essayer de comprendre dans cet article ce que l’on regroupe sous le terme de manifestations psychosomatiques. Je vous conseille également en fin d’article un livre sur le sujet et un exemplaire sera offert à l’un de vous. Donc restez bien jusqu’à la fin.

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