Category Archives for "La minute du doc"

bien-être
Sep 22

Quel est l’impact de notre bien-être sur notre santé ?

par consomouslim | La minute du doc

Nous savons actuellement que le bien-être a un réel impact sur la santé et inversement. Nous allons voir dans cet article de quelle manière ces deux notions s’intriquent entre elles.

Comment notre bien-être peut-il impacter sur notre santé ?

Qu’est-ce que le bien être ?

Le bien être est une notion mal définie. De nombreuses personnalités se sont essayées à la définition du bien être dont Ryff et Keyes en 1995 qui l’ont défini comme suit :

« Le bien être est constitué par :

  • Une bonne estime de soi et une évaluation positive de sa vie
  • De bonnes relations avec les autres
  • Une sensation de maîtrise sur sa vie et son environnement
  • La sensation de pouvoir prendre ses propres décisions et d’être autonome
  • Donner un sens à sa vie
  • Se sentir dans la continuité de son développement personnel »

Il existe bien entendu d’autres définitions mais celle-ci me paraissait la plus pertinente.

Qu’est- ce que la santé ?

La santé selon la définition de l’OMS se caractérise comme « un état complet de bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité. »

On peut donc dissocier après ces définitions trois dimensions du bien être : le bien-être physique, le bien être mental et le bien-être social.

Nous allons voir comment chaque dimension peut avoir un impact sur la santé.

L’impact du bien-être physique sur la santé

Le bien-être physique correspond au bon fonctionnement des organes, à l’absence de douleur corporelle etc. Nous allons aborder la question du bien-être physique au travers de l’exemple de l’activité physique. En effet, le bien-être physique secondaire à la pratique d’un sport a un réel impact positif sur la santé : (liste non exhaustive)

  • La pratique régulière d’un sport est associée à une diminution de la mortalité globale et à un meilleur vieillissement et donc une qualité de vie améliorée.
  • Une diminution des maladies cardio-vasculaires en diminuant les taux du mauvais cholestérol (triglycérides, LDLc) et au contraire en élevant le bon cholestérol (HDLc) mais aussi en régulant la tension artérielle et en prévenant l’obésité.
  • Cela permet également de prévenir le diabète de type 2
  • Une activité physique régulière stimule la croissance osseuse chez les jeunes et prévient l’ostéoporose chez les moins jeunes.
  • Le sport favorise le transit intestinal

Ces effets bénéfiques sont attendus pour une activité physique adaptée à l’individu. Certaines pratiques sportives peuvent être au contraire délétères pour les articulations de par leur nature ou pour le cœur de par leur intensité etc.

Une étude espagnole publiée dans la revue Science et Sport portant sur plus de 2000 adolescents a montré qu’une faible activité physique hebdomadaire augmente le risque de douleur et diminue le bien être chez ces adolescents et ont donc une santé auto perçue réduite.

L’impact du bien-être mental sur la santé

La dimension mentale peut aussi impacter sur notre santé, le bien être psychologique peut se définir comme l’association de 6 facteurs (définition de la psychologue Carole Ryff) :

  • L’autonomie
  • La maitrise de l’environnement
  • La croissance personnelle
  • Les relations positives avec les autres
  • Avoir des buts dans la vie, sentir que sa vie a un sens, avoir des objectifs et des raisons de vivre.
  • L’acceptation de soi

Le mal être mental peut se manifester de différentes façons au niveau de la santé :

  • Il peut avoir pour conséquence des manifestations somatiques comme des maux de tête, des malaises, des nausées, diverses douleurs allant du dos en passant par le ventre ou encore le cœur, des difficultés à respirer, des sensations de pesanteur dans les membres etc.
  • Il peut également engendrer des symptômes dépressifs tels que des idées obsessionnelles, une perte de plaisir dans différents champs de la vie, un manque d’énergie, ne plus avoir goût à la vie, une perte d’appétit, des pleurs fréquents, de l’autoculpabilité, l’autodépréciation, les idées suicidaires etc.
  • Des symptômes anxieux peuvent découler d’un mal être mental comme des tremblements, des peurs sans objet, des palpitations, de la tachycardie, de la tension physique et nerveuse, de l’anticipation négative etc.
  • Et enfin un impact sur le sommeil à type de difficulté d’endormissement, de réveils précoces, de sommeil agité ou encore de cauchemars.

L’impact du bien-être social sur la santé

Le bien-être social est un sentiment agréable qui résulte du fait que l’individu se sente intégré dans un groupe et permet donc ce sentiment d’appartenance mais comprend également le bien-être au travail, le bien-être dans son lieu de vie etc.

Un groupe social est défini par des valeurs et des normes que l’individu appartenant au groupe va adopter, donne un statut que l’individu va occuper et enfin attend un certain comportement que l’individu va respecter via son rôle dans ce groupe. De ce fait, le groupe reconnaît l’individu comme faisant partie intégrante du groupe et celui-ci acquiert une identité sociale qui aboutit au bien-être social.

Différentes dimensions de mal être social peuvent altérer la santé, citons par exemple :

  • Le mal être au travail
  • Le chômage. Plusieurs études ont démontré que le chômage est à l’origine d’effets psychologiques négatifs sur les individus.
  • Des conditions de logement difficiles etc.

On comprendra aisément que le mal-être social peut impacter sur la santé en provoquant stress, symptômes psychiatriques (dépression, anxiété…) mais aussi des troubles cardiovasculaires via l’action du stress qui multiplie par 3 ce risque.

Vous l’aurez compris pour être en bonne santé, il s’agit de prendre en compte ces trois dimensions et d’agir sur elles dans la mesure du possible en adoptant des pratiques adaptées comme la pratique d’une activité physique régulière, une alimentation saine et équilibrée, une bonne hygiène du sommeil, entretenir des relations bienveillantes avec son entourage (parents, voisins, amis, collègues), avoir des loisirs, avoir une bonne estime de soi et de ses capacités (tout cela dans le juste milieu, cela va de soi), se sentir intégré dans un groupe etc.


Sep 01

Chronobiologie et rythme scolaire

par consomouslim | La minute du doc

Les rythmes scolaires sont-ils en phase avec la chronobiologie ? Nous allons voir dans un premier temps qu’est-ce que la chronobiologie puis vous donner quelques repères afin d’équilibrer au mieux possible le rythme scolaire de votre enfant avec son rythme biologique.

Chronobiologie et rythme scolaire

Qu’est-ce que la chronobiologie ?

La chronobiologie est l’étude de l’organisation temporelle de l’être humain, des mécanismes qui la contrôlent et des conséquences de ses altérations. C’est l’étude des rythmes biologiques.

De nombreuses fonctions dans notre organisme subissent des modifications en fonction du moment de la journée. Nous pouvons citer à titre d’exemple : la température corporelle, la sécrétion de certaines hormones (cortisol, mélatonine etc.) Lorsque nous étudions un rythme sur une journée, il s’agit d’un rythme circadien. Il existe bien évidemment d’autres types de rythmes qui se régulent sur des périodes inférieures ou supérieures à 24 heures.

Un trouble d’un quelconque rythme biologique peut donc avoir des conséquences sur l’organisme. Il est donc essentiel de préserver ces rythmes biologiques afin de préserver une santé optimale.

Comment sont régulés nos rythmes biologiques ?

Ceux-ci sont à la fois régulés par des facteurs internes et externes. Les facteurs externes sont par exemple le changement d’heure, l’alternance jour/nuit, les changements de saison, le sommeil etc. Les facteurs internes sont appelés en langage courant « l’horloge interne ». Ce qui explique que certains peuvent avoir des troubles du sommeil, lors de décalage horaire important ou avoir une fatigue persistante. Ce sont leurs facteurs externes qui ont été perturbés.

Rythme scolaire et chronobiologie

Les capacités intellectuelles de vos enfants suivent un rythme biologique et notamment circadien et ont donc des variations en fonction du moment de la journée.

L’activité intellectuelle de chaque enfant suit un rythme classique à partir de 7 ans. Elle est à son apogée en matinée hormis la période appelée « inertie du sommeil » qui suit le réveil et qui s’accompagne donc d’une période d’hypovigilance. Elle décroît par la suite en début d’après-midi, on parle souvent de coup de barre post prandial à tort car ce n’est pas le repas qui occasionne cette décroissance (vous pouvez d’ailleurs le remarquer pendant les périodes de jeûne, vous ne mangez pas mais vous avez quand même ce coup de mou en début d’après-midi). Enfin l’activité intellectuelle remonte et redevient optimale en deuxième partie d’après-midi. Il s’agit d’un profil classique, il existe forcément une minorité d’enfants qui sortent de ce profil et qui ont donc un rythme différent.

En résumé, sur une journée, les performances de vos enfants sont optimales à partir de 9h environ pour décroître de 13h à 15h environ et redeviendront optimales vers 15h.

chronobiologie

Il en ressort également de ces études, que ces rythmes peuvent être désynchronisés lors de jour de repos supérieur à 36h surtout chez les enfants au CP (vers 6 ans), ce sont les fameuses difficultés à se remettre dans le bain le lundi matin après un long weekend.

On ne peut pas tout faire n’importe quand

Variations au cours de la journée

De ce rythme, il peut en découler qu’il est donc préférable de privilégier les activités d’apprentissage et d’acquisition dans les moments les plus favorables à savoir en matinée et en deuxième partie d’après-midi et de laisser les activités d’entretien de connaissances, les activités ludiques et artistiques, les travaux pratiques et/ou dirigés qui demanderont moins de concentration plutôt dans les moments où l’enfant est moins attentif c’est-à-dire plutôt en début d’après-midi. Pour les parents qui pratiquent l’IEF (Instruction En Famille), l’idéal est de prendre en compte la rythmicité de la vigilance de votre enfant pour organiser sa journée scolaire.

Retenez donc une seule chose : pas de matière fondamentale très tôt le matin avant 9h à cause de la période d’inertie qui suit le réveil et pas non plus en début d’après-midi. Pour les pratiques sportives, c’est sensiblement identique. Préférez les activités physiques intenses comme la course, le foot etc. en fin de matinée et milieu d’après-midi et les activités sportives moins intenses comme le yoga en début de matinée. Il a été démontré également que les enfants sont plus investis dans leur pratique sportive en fin d’après-midi lorsqu’il s’agit de sport collectif comme le foot, le basket etc.

Variations au cours de la semaine

Au cours de la semaine, les capacités intellectuelles de l’enfant ne sont pas les mêmes. En effet celle-ci sont moindre particulièrement le lundi du à la coupure du week-end et le samedi matin. Au contraire, celles-ci sont optimales le jeudi et vendredi. Donc pour l’organisation de votre semaine, préférez donc les activités d’apprentissage ces jours-là et évitez d’aborder des choses nouvelles ou les contrôles le lundi. Mais le plus important reste le rythme sur la journée.

Équilibrer rythme biologique et rythme scolaire :

2016-09-16-16_26_16-chronobiologie-et-rythmes-scolaires-word

Veillez en plus de tout cela à une bonne hygiène de vie en préservant le temps de sommeil nécessaire à vos enfants selon leur âge. Un sommeil de qualité est nécessaire afin de favoriser ses capacités attentionnelles mais également ses capacités mnésiques. C’est pendant son sommeil que votre enfant mémorise ce qu’il a acquis au cours de sa journée. Un manque de sommeil peut donc induire des troubles de mémorisation et d’acquisition.

Il existe encore trop peu d’études scientifiques sur le sujet pour statuer de façon sûre et certaine. Il semblerait que chaque enfant est différent face aux variations. Elles ne peuvent avoir peu ou pas de conséquences chez les enfants aux capacités intellectuelles importantes et au contraire d’importantes conséquences chez les enfants en difficulté d’apprentissage. Il existe donc un profil type avec un rythme « idéal » qui en découle mais qu’il faut bien entendu inscrire dans un tout en prenant en compte la personnalité et les difficultés de chaque enfant.

Pour aller plus loin :

Voici quelques lectures sur le sujet* :

<

vacances
Juil 21

Vacances : Profiter de l’été sans danger

par consomouslim | La minute du doc

Comment profiter de l’été et des vacances sans danger ? Quelles règles imposer aux enfants et aux adultes afin d’équilibrer plaisir et santé pendant les vacances  L’été comme toute saison a son lot de risques comme les coups de soleil, la déshydratation, les intoxications alimentaires, la noyade etc.

Profiter de ses vacances sans danger

Vacances et soleil

Un des premiers risque de l’été est le soleil. Il convient de protéger vos enfants afin de les prémunir des coups de soleil et de l’insolation. Pour profiter de votre été, quelques règles de base suffisent :

  • Eviter les expositions entre 12h et 16h où les rayons solaires sont les plus nocifs.
  • Veiller à couvrir les plus petits avec des vêtements amples en coton de couleur blanche de préférence, de ne pas les exposer directement au soleil, préférer les mettre sous un parasol ou un endroit ombragé.
  • Mettre des lunettes de soleil aux enfants. Attention à ne pas choisir n’importe quelle paire de lunettes de soleil. Choisissez des lunettes avec le marquage CE qui filtrent les ultraviolets.
  • Couvrez la tête des plus petits à l’aide d’un chapeau.
  • En plus de toutes ces précautions, veillez à étaler sur tous leur corps, de la crème solaire ayant un indice de protection de minimum 30 environ 30 minutes avant l’exposition solaire. Reproduire cette mesure toutes les 2 heures ou après chaque baignade. De plus, veillez à ce que l’exposition au soleil soit progressive.
  • Hydrater régulièrement votre enfant afin d’éviter les coups de chaleur et de compenser les pertes d’eau par sudation.

Si malgré tout cela, vous n’avez pas pu éviter le fameux coup de soleil, veillez à garder votre enfant à l’ombre, à l’hydrater localement et par la bouche. 

Savoir reconnaître les signes de coup de chaleur : Transpiration, pâleur, maux de tête, vertiges, nausées etc. Au moindre doute, n’hésitez pas à consulter.

Vacances et baignade

Le risque de noyade est également un des grands risques de l’été. Que ce soit en mer ou en piscine, un certain de nombre de précautions sont à prendre pour éviter tout drame.

  • Une des premières précautions à prendre et qui peut paraître évidente est de surveiller et de ne surtout pas quitter des yeux vos enfants lorsqu’ils jouent près de l’eau ou qu’ils se baignent. Lorsqu’ils sont trop jeunes, baignez-vous avec eux.
  • Pour les enfants qui ne savent pas nager, équipez-les de bouées brassards. Comme les lunettes de soleil, il convient de ne pas acheter n’importe quoi. On ne fait pas d’économie lorsqu’il s’agit de sécurité.
  • Pour les piscines, privilégiez les lieux de villégiatures avec des piscines sécurisées (barrières etc.) et veillez à bien refermer ces dispositifs en fin de chaque baignade.
  • Attention toute baignade en eau stagnante est à proscrire car est à risque infectieux. (bilharziose)
  • Attention à l’hydrocution encore trop mal connue et donc trop mal prévenue. Pour éviter cela, il suffit d’entrer progressivement dans l’eau en mouillant nuque, avant-bras etc. pour éviter tout changement de température brutal.

Vacances et maladies

Ils arrivent pendant les vacances de développer des symptômes venant gâcher les vacances comme la fameuse turista, des douleurs abdominales, de la fièvre etc.

Il convient donc avant chaque voyage de consulter votre médecin traitant afin qu’il puisse en fonction de votre destination vous donner les conseils nécessaires et vous faire une prescription de médicaments de « première nécessité » (anti diarrhéiques, antipyrétiques, antalgiques etc.)

Pour certaines zones, il convient également de consulter votre médecin afin de vous renseigner sur le risque de paludisme etc.

Exemple de trousse de sécurité à emporter en voyage, en sachant que celle-ci est seulement indicative et que la trousse doit s’adapter en fonction du voyage, du pays de destination, de l’âge des enfants etc. :

Répulsifs contre les moustiques

Paracétamol

Anti diarrhéique, antiémétique (contre les vomissements)

Antiseptiques et pansements

Sérum physiologique en mono dose

Solution hydro alcoolique

Crème solaire, crème hydratante (ou gel aloe vera) pour les coups de soleil

Thermomètre

Vacances et alimentation

Les mêmes règles d’hygiène du quotidien sont à appliquer en voyage en faisant encore plus attention :

  • Cela peut paraître évident mais lavez-vous bien les mains avant chaque repas et après chaque passage aux toilettes. Si vous êtes dans un pays où l’eau n’est pas courante, pensez à emmener une solution hydro alcoolique dans vos bagages.
  • Evitez tous les aliments crus (fruits, crudités,), les fruits de mer, toutes les viandes mal cuites, les glaces, la mayonnaise, l’eau du robinet, le lait, les glaçons etc.
  • Au contraire, toujours boire de l’eau en bouteille (pensez à vérifier que l’emballage est bien fermé), privilégiez les aliments cuits et chauds.
  • Lors de vos barbecues, évitez de « cramer » vos viandes, la consommation de viandes trop cuites est dangereuse car contient des substances cancérogènes. A l’opposé, la viande crue ou mal cuite est à proscrire. D’ailleurs, veillez bien à ce que les ustensiles ayant été en contact avec la viande crue ne le soient pas avec la viande cuite afin d’éviter toute contamination bactérienne. Évitez la cuisson directe sur les flammes, ce mode de cuisson est dangereux pour votre santé.
  • Lors de vos pique-niques, attention à la conservation des aliments emportés. Evitez donc tous produits laitiers, mayonnaise susceptibles de tourner. Conservez vos produits périssables dans une glacière.

Comment traiter la diarrhée ? Il arrive parfois que malgré toutes ces précautions, nous attrapons quand même la turista. Pas de panique, dans ces cas-là, veillez à bien vous hydrater et à prendre un anti diarrhéique que votre médecin vous aura prescrit avant votre départ. Puis privilégiez les aliments tels que le riz, la carotte cuite, les pâtes pendant quelques jours. Attention, cependant si la diarrhée est sanglante et /ou accompagnée de fièvre, il convient de consulter.

Pour en savoir plus sur le sujet :

syndrome prémenstruel
Mai 26

Syndrome prémenstruel : quand le suspecter ?

par consomouslim | La minute du doc

Le syndrome prémenstruel est un syndrome très fréquent mais souvent méconnue par les femmes. Une femme sur trois souffrirait de ce syndrome. A quoi correspond-il ? C’est ce que nous allons voir dans cet article.

Le syndrome prémenstruel

Qu’est-ce que le syndrome prémenstruel (SPM) ?

Le syndrome prémenstruel se caractérise par un ensemble de symptômes cycliques, c’est-à-dire qui se répètent à chaque cycle menstruel. Ces symptômes apparaissent avant la survenue des règles, généralement 6 à 7 jours avant. Ils disparaissent au début des règles ou pendant celles-ci.

Comment peut se manifester un syndrome prémenstruel ?

Les symptômes le caractérisant sont variés et peuvent toucher tous les appareils. Plus de 150 symptômes ont été attribués au SPM, rien que ça ! Voici des exemples de symptômes pouvant survenir lors d’un SPM (liste non exhaustive) :

  • Des douleurs des seins (mastodynie)
  • ballonnement abdominal
  • douleurs pelviennes
  • œdèmes, jambes lourdes
  • hémorroïdes
  • maux de tête
  • constipation ou parfois le contraire chez certaines femmes ayant plutôt la diarrhée
  • nausées
  • des symptômes psychologiques à type d’irritabilité, d’hypersensibilité avec des épisodes de pleurs fréquents, agressivité, anxiété, des troubles du sommeil etc.
  • prise de poids avec parfois compulsion alimentaire avec une envie particulière de sucre et dégoût de certains aliments
  • douleurs articulaires
  • fatigue physique et intellectuelle
  • problèmes dermatologiques à type d’acné, d’eczéma etc.

Physiopathologie du SPM

La physiopathologie du SPM reste encore mal connue et reste du domaine hypothétique.  Plusieurs hypothèses qui se complètent peuvent expliquer le SPM :

  • déséquilibre hormonal oestrogènes/progestatifs pendant la phase lutéale (= deuxième phase du cycle menstruel, la première est la phase folliculaire)
  • une perméabilité des tissus plus importante pendant cette période qui expliquerait la survenue des oedèmes généralisés
  • une fluctuation du taux de sérotonine dans le cerveau qui pourrait expliquer les symptômes psychologiques
  • des facteurs nutritionnels : une carence en vitamine B6 et plus généralement les vitamines du groupe B, en vitamine C, en zinc, en magnésium ou encore en sélénium favorise le SPM
  • l’hypoglycémie favorise également le SPM
  • mais aussi tous les produits chimiques auxquels on est exposé par le biais des cosmétiques, de l’alimentation comme les pesticides, les additifs etc. Encore une raison de privilégier une alimentation BIO et d’acheter des cosmétiques et produits ménagers les plus clean possibles.
  • il y aurait également une part de psychosomatique

Comment fait-on le diagnostic quand le syndrome prémenstruel est suspecté ?

Le diagnostic se fait sur l’interrogatoire de la patiente et son examen clinique. Aucun examen complémentaire n’est nécessaire pour confirmer ce syndrome sauf si on suspecte un autre diagnostic et qu’on souhaite l’éliminer.

En quoi consiste le traitement actuellement ?

Il s’agit principalement d’un traitement symptomatique c’est-à-dire qu’on traite la personne symptôme par symptôme. Les différents types de traitement ont pour but soit de traiter la douleur, le déséquilibre hormonal, la rétention d’eau ou encore les symptômes psychologiques

Parfois, une prise en charge psychologique est conseillée lorsqu’on retrouve un facteur psychologique déclenchant dans l’anamnèse.

Et bien entendu, des règles hygiéno-diététiques sont à respecter comme :

  • Limiter les excitants comme le café, le thé ou encore arrêt du tabac chez les patientes fumeuses
  • Eviter les aliments à index glycémique élevé et les graisses saturées
  • Limiter ses apports hydrosodés : il faut boire beaucoup mais éviter les aliments contenant du sel
  • privilégier une alimentation riche en oméga 3, en zinc, en sélénium, en magnésium, en vitamines du groupe B et vitamine C mais aussi vitamine A et E.
  • avoir une activité physique régulière, cela agit beaucoup sur les symptômes d’ordre psychologique et permet notamment de mieux gérer son stress
  • massage pour les femmes atteintes de rétention d’eau afin d’améliorer la circulation

Les solutions naturelles du SPM

Voilà les grandes lignes des remèdes naturels contre le SPM :

    • gestion du stress par des techniques de relaxation ou encore via la sophrologie
    • des exercices de respiration
    • l’acupuncture
    • la réflexologie
    • l’homéopathie
    • l’ostéopathie
    • la phytothérapie :
      • gattilier, alchémille, actée à grappes noires, achillée millefeuille, igname sauvage qui sont des plantes hormones like
      • chardon marie, artichaut, chrysantellum americanum, pissenlit, ortie pour stimuler le foie et favoriser l’élimination
      • des plantes pour se détendre comme la mélisse, le millepertuis etc
      • Référez vous aux bons conseils d’un phytothérapeute ou herboriste pour les utiliser de façon optimale
    • l’aromathérapie :
      • l’huile essentielle d’estragon contre les crampes abdominales ou encore l’huile essentielle de basilic qui a des vertus antispasmodiques
      • l’huile essentielle de menthe poivrée contre les nausées et vomissements ou migraines
      • et bien d’autres encore, ici aussi n’hésitez pas à demander les conseils d’un aromathérapeute ou du pharmacien
    • des compléments alimentaires
      • prenez conseil chez un médecin qui a l’habitude d’en prescrire ou bien un naturopathe

Comme vous pouvez le voir, le syndrome prémenstruel est un syndrome riche de symptômes, ce qui rend sa prise en charge compliqué. Chez certaines femmes, ce syndrome est très handicapant, c’est pourquoi il est urgent de trouver des solutions afin de les soulager à chaque cycle.

Si vous êtes intéressés par ce sujet, je vous conseille les lectures suivantes pour approfondir (question de transparence : tous les liens du site vers des livres sont des liens affiliés c’est-à-dire que si vous achetez le livre via mon lien, je touche une minuscule commission, bien entendu cela ne change en rien mon avis, je ne conseille que des livres que j’ai préalablement acheté et lu) :

1 ) Le livre du Dr Bérengère Arnal :

 

 

 

 

 

 

2) Le livre de Karine Ravier-Wrobel

3) Le livre de Lise Manson

syndrome d'intolérance aux odeurs
Mar 31

Le syndrome d’intolérance aux odeurs chimiques

par consomouslim | La minute du doc

Le syndrome d’intolérance aux odeurs est un syndrome peu connu et difficile à diagnostiquer en pratique courante. Les causes de ce syndrome ne sont de l’ordre que de l’hypothèse, ce qui en fait un syndrome difficile à traiter. Nous allons voir dans cet article en quoi il consiste.

Syndrome d’intolérance aux odeurs chimiques

Qu’est-ce que le syndrome d’intolérance aux odeurs ?

Il est composé d’un ensemble de symptômes peu spécifiques, chroniques, pouvant toucher plusieurs appareils et qui se répètent lors d’exposition aux odeurs chimiques et ceci à des concentrations très faibles qui ne gênent pas la majorité des gens. Ceci peut survenir avec différentes substances.

Typiquement, il y a deux formes d’apparition du syndrome :

  • Une apparition plutôt brutale suite à un évènement déclenchant qu’on arrive le plus souvent à déceler à l’interrogatoire type : changement de locaux au travail, travaux de peintures, changement des revêtements de sol etc.
  • Une apparition plutôt progressive où la date de début du syndrome et les causes déclenchantes sont plus difficile à déterminer.

Généralement, la personne souffrant du syndrome d’intolérance aux odeurs chimiques peut présenter divers symptômes tels que : (liste non exhaustive)

  • Picotements ou même brûlures au niveau de la gorge et/ou du nez et/ou des yeux
  • Essoufflement
  • Sensation d’étouffer
  • Toux
  • Vertiges
  • Fourmillements au niveau de la langue ou encore du visage
  • Difficultés de concentration
  • Maux de tête
  • Nausées
  • Malaise
  • Fatigue

Comme vous pouvez le voir, les symptômes sont riches et peu spécifiques, ce qui rend le diagnostic difficile. Les personnes atteintes ont en moyenne au moins 4 symptômes différents parfois plus.

Comment confirmer le diagnostic ?

Ce sont des faisceaux d’arguments qui nous permettent de conclure à un syndrome d’intolérance aux odeurs chimiques :

  • Ce sont des personnes généralement gênées par les odeurs type essence, peintures, vernis à ongles, tabac, désodorisants, insecticides, parfums etc.
  • Si on va plus loin dans l’interrogatoire, on peut trouver des conduites d’éviction. Ce sont des personnes qui n’utilisent aucun produit parfumé que ce soit des produits d’hygiène ou d’entretien.
  • Antécédents de malaises vagaux à répétition sans cause retrouvée
  • Antécédents d’angoisse et/ou de phobies
  • L’examen clinique ainsi que les examens complémentaires réalisés dans le doute d’un autre diagnostic reviennent tous normaux

Quel est le retentissement de ce syndrome ?

Ce syndrome peut s’avérer très handicapant selon sa sévérité chez certaines personnes. Il y a à la fois un retentissement social et professionnel. Des exemples tout simple de vie quotidienne pouvant se révéler insupportable pour les personnes atteintes de ce syndrome : Vivre ou travailler avec des personnes qui se parfument, travailler dans des locaux neufs, fraîchement peints etc.

Je me rappelle une patiente vendeuse qui m’avait dit avoir démissionné car ne supportait plus les odeurs des chaussures. Elle travaillait dans un magasin de chaussures, sentir cette odeur toute la journée occasionnait chez elle des maux de tête insupportables ainsi que des nausées pouvant aller jusqu’aux vomissements.

Quelles sont les causes de ce syndrome ?

Elles relèvent de l’hypothétique. Certains affirment que ce syndrome pourrait être une somatisation d’un trouble psychologique. Ce syndrome toucherait préférentiellement les personnes de nature anxieuse.

D’autres évoquent une hypersensibilité du système immunitaire.

Cela pourrait être dû à un conditionnement de la personne, qui a eu des symptômes lors d’une exposition aiguë à une substance chimique et qui ensuite reproduit ces symptômes à la moindre exposition aussi minime soit-elle de n’importe quelle substance chimique.

Des causes neurobiologiques ont été également avancées.

Diagnostic différentiel

Attention à ne pas confondre ce syndrome avec :

  • Un asthme
  • Un syndrome des bâtiments malsains
  • Des angoisses
  • Une intoxication

Comment est-il traité ?

Vous l’aurez compris, comme il s’agit d’un syndrome peu connu, il n’y pas de véritable traitement. Les grandes lignes vont consister :

  • À expliquer au patient qu’il ne s’agit ni d’une allergie, ni d’une intoxication mais qu’il est réellement malade. ll ne faut pas prendre ses symptômes à la légère
  • À mettre en garde contre certaines arnaques type « produits détoxiquants » vendus sur le net très cher
  • À proposer une prise en charge psychologique de façon précoce pour éviter les retentissements psychologiques de ce syndrome.

Si vous êtes atteints de ce syndrome et que vous êtes gêné au niveau professionnel, pensez  à en parler avec votre médecin du travail qui pourra s’il est possible de le faire, envisager un aménagement de poste.

Sachez également qu’il existe un site internet d’une association de malades SOS MCS.

Comment ce syndrome évolue-t-il ?

Malheureusement, généralement soit il empire, soit il se stabilise mais ça va très rarement dans l’autre sens. Généralement, les personnes atteintes apprennent à vivre avec en supprimant tous les produits susceptibles d’occasionner des troubles chez elles.

Ce syndrome d’intolérance aux produits chimiques peut s’avérer très handicapant socialement et surtout professionnellement de par la multitude des situations qu’il peut englober. Pour le moment, l’éviction et la prise en charge psychologique paraissent la seule solution.